SRADDT : SCHÉMA RÉGIONAL D'AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT DURABLE DU TERRITOIRE

Un avenir d’avance

Dans la continuité du SRADDT Limousin adopté en 2009, les brèves prospectives nourrissent sans relâche la réflexion sur les futurs possibles.

Les populations des territoires périurbains et ruraux restent dépendantes de la voiture individuelle, dont le coût d’utilisation pèse sur leur budget. Revoir l’implantation des habitations ainsi que la distribution des emplois et des services permettrait de limiter cette dépendance, mais ne peut se concevoir que sur le long terme. Comme alternative, le Conseil d’Analyses stratégiques fait 5 recommandations réalisables selon lui moyennant une dépense publique modeste et un effort important d’information et de concertation :

- Aider les communautés de communes et les agglomérations, ainsi que les pôles d’activité qui le souhaitent (universités, centres commerciaux), à définir des stratégies de mobilité adaptées à leur territoire.

- Limiter les distances parcourues en incitant les professionnels des services à la personne (commerces, santé, loisirs, etc.) à coordonner leurs déplacements, leurs livraisons ou le transport des personnes leur rendant visite.

- Apporter à l’usager une information en temps réel

- S’appuyer sur l’information numérique pour développer le partage de la voiture et notamment des solutions de covoiturage sécurisées reposant sur un tiers de confiance et un suivi géolocalisé du déplacement.

- Coordonner les services de transport collectif, avec des rabattements performants vers les gares routières ou ferroviaires (itinéraires cyclables, parking de covoiturage) et affecter à ces rabattements environ 10 % des dépenses annuelles de voirie.

Lire la note (12 pages), lire le rapport (130 pages)

Posté le 20 février 2012

Sensible au lobbying des industriels des télécoms, le Conseil de l’Union européenne pourrait rejeter l’idée de rendre plus accessibles les bandes de fréquence radio, empêchant le développement de réseaux WiFi alternatifs et indépendants. Or depuis le début des années 2000, des communautés WiFi autonomes, indépendantes, fondées sur les principes de la culture libre, existent en Europe. Et on assuré la couverture des zones blanches, délaissées par les infrastructures des opérateurs pour manque de rentabilité. Avec les moyens du bord, ces réseaux associatifs se sont implantés dans les zones rurales isolées des Pyrénées ou du Djursland au Danemark et ont contribué à la réduction de la fracture numérique. Pour que ces réseaux citoyens continuent à innover techniquement et à se développer en dehors de toute pression étatique ou commerciale, il serait utile de ne plus se limiter à la « junk band » et de pouvoir accéder à d’autres parties du spectre radio.
Des chercheurs travaillent ainsi sur un type de radio intelligente, repérant automatiquement les autres fréquences qui ne sont pas utilisées dans une zone délimitée du spectre radio, dont la norme sera prête d’ici deux ans. Un procédé qui permettra aux utilisateurs de passer d’une bande à l’autre sans interférences et en augmentant par exemple, le débit de leur connexion Internet. Reste à savoir si les opérateurs seront d’accord pour partager ces fréquences…

Lire l’article

Posté le 20 février 2012

Observant que, depuis l’après-guerre, la hausse des niveaux de vie dans les pays industrialisés ne s’est pas accompagnée d’une hausse significative du bien-être, des chercheurs mettent en avant le rôle de la confiance : la société française serait ainsi refermée sur elle-même, caractérisée par une indifférence réciproque. A l’origine du mal serait l’école, archétype de l’enseignement vertical, qui, avec des méthodes pédagogiques peu enclines à la coopération favoriserait un élitisme forcené. Et cette situation, en sus de générer des inégalités et du mal-être, se perpétue selon eux dans le monde du travail : au manque de coopération entre élèves répond le manque de confiance entre les niveaux hiérarchiques qui façonnent les relations de travail, la faible prise d’initiatives, les faibles promotions internes. Avec une conséquence sur l’économie : si la confiance en l’avenir est déficiente c’est la capacité d’innovation, sa productivité et in fine la croissance qui sont en jeu…

Lire l’article

Posté le 17 février 2012

Comment permettre à ses salariés d’assumer leur identité sexuelle au travail ? Les entreprises françaises s’emparent timidement du sujet avec un mot d’ordre: « parler, parler, parler » pour dépasser le malaise et les préjugés. Selon les estimations, les LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) représentent entre 5 et 10% des salariés. Or une grande majorité (67%) ne souhaite pas être visibles au travail par crainte de conséquences négatives pour leur carrière. Sur ces sujets les entreprises françaises ont beaucoup de retard, vis-à-vis des entreprises américaines par exemple. Pourtant, se doter d’une image « gay friendly » est utile, parce que le temps qu’un employé perd à dissimuler son orientation sexuelle, c’est du temps de travail perdu, mais aussi pour vendre et recruter : en Afrique, où l’homosexualité est très mal considérée, Orange, très présent sur le continent africain mise ainsi sur le « gay friendly » pour attirer des talents LGBT.

Lire l’article

  • Mots clefs :
  • Commentaires fermés

Posté le 17 février 2012

Depuis sa création le 3 février sur Facebook, le 115 du particulier fait parler de lui et prend de l’ampleur : le groupe a gagné près de 4 500 membres en six jours. Avec la vague de froid, la mobilisation citoyenne et alternative continue à recenser, sur le réseau social, hébergements, repas, et vêtements, en plus d’une multitude de petits services (dépannage de fuel, covoiturage, etc.) offerts aux personnes à la rue par des particuliers. L’objectif c’est, sans se substituer aux associations qui existent, de pallier le manque d’hébergement : le budget du Samu social en baisse, et à Paris, chaque soir, 150 à 200 personnes ou familles appelant le 115 ne se voient pas proposer de solution à leur problème faute de places disponibles. Avec des risques, parce que gérer des personnes en situation difficile au quotidien ce n’est pas forcément si facile. Dans tous les cas, comme les associations Toit à moi ou Action froid, pour organiser des maraudes de citoyens, le 115 du particulier met le doigt sur une tendance générale : le désengagement de l’Etat, les coupes budgétaires et la dégradation de conditions de vie à la rue sont de plus en plus amortis par les réseaux de solidarité privés.

Posté le 16 février 2012

Une mission ministérielle s’est attachée à l’examen du bois du Massif central. D’après elle, la production et le stock actuels de bois dans le Massif central sont conséquents, le souci principal n’est pas celui de la ressource, du fait notamment de la déprise agricole : quatre millions de mètres-cube de bois supplémentaires pourraient être mobilisés chaque année, soit une augmentation de la récolte totale commercialisée de 30 à 50 %. Mais la mobilisation de cette ressource est toujours difficile, notamment du fait des propriétés privées morcelées et de problèmes de transports et de desserte, auxquels s’ajoute un déficit de reboisement.
La mission a donc identifié deux marchés porteurs pour l’aval de la filière : le bois construction et le bois énergie. C’est donc sur la formation (création d’un département d’enseignement supérieur bois), la recherche (afin d’assurer le renouvellement et l’amélioration des peuplements) et la gouvernance de la filière bois que la mission fait des préconisations, en proposant entre autres que les grands groupes français du bâtiment soient incités à implanter dans le Massif central un, ou plusieurs, établissements produisant des éléments préfabriqués destinés à la construction.

Lire l’article

 

Posté le 16 février 2012

Alors qu’il y a encore quelques années les associations  pouvaient imaginer et mettre en œuvre des actions correspondant à leurs besoins, la relation est désormais inversée avec la procédure d’appel d’offres : là, ce sont les pouvoirs publics qui déterminent les besoins et qui transforment les associations en entreprises prestataires de services. Les difficultés sociales deviennent un marché, et la crédibilité ne passe plus par la connaissance minutieuse du territoire et des populations, mais par le volume d’activité : les grosses associations proposent des prestations moins chères, car leur taille leur permet des économies d’échelle, et donc les petites structures, de moins en moins capables de s’aligner, risquent de disparaitre. Ce nouveau fonctionnement par appel d’offres ôte également leur rôle de laboratoires d’expérimentations sociales aux associations, qui doivent désormais selon l’auteur se contenter de fournir les prestations attendues par les pouvoirs publics, ou bien les plus rémunératrices, plutôt que d’innover.

Lire l’article

 

Posté le 15 février 2012