SRADDT : SCHÉMA RÉGIONAL D'AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT DURABLE DU TERRITOIRE

Un avenir d’avance

Dans la continuité du SRADDT Limousin adopté en 2009, les brèves prospectives nourrissent sans relâche la réflexion sur les futurs possibles.

D’après une étude de l’Ademe et de l’Alliance Villes Emploi, 42% de professionnels supplémentaires seront nécessaires (soit 69.000 professionnels en équivalents temps plein) d’ici 2014 pour répondre aux besoins en matière de travaux de performance énergétique et d’énergies renouvelables dans le bâtiment demandés notamment par la réglementation thermique 2012 qui entre progressivement en application d’ici au 1er janvier 2013. Car les maîtres d’ouvrage, les particuliers et les collectivités, connaissent mal ces nouvelles réglementations et auront de plus en plus recours aux professionnels, en matière de conseil comme pour la réalisation des travaux, estime l’Ademe. Ces nouveaux besoins en compétences nécessitent que la profession évolue et ce, dans tous les corps de métier, notamment la maçonnerie, la plomberie, le chauffage ou encore la menuiserie. Or, cet audit a révélé que peu de professionnels sont aujourd’hui en mesure de faire face à cette demande d’approche globale. Le comité de filière  »bâtiment » qui a rendu ses conclusions en juin 2011, recommande notamment de mettre en œuvre un plan Métiers Bâtiment Energie et former 70.000 jeunes par an pour répondre aux besoins. Lutter contre la précarité énergétique, soutenir l’activité et favoriser l’accès à l’emploi accompagner l’évolution de l’offre de travaux via les campagnes de formation figurent notamment dans le plan d’action en faveur de la rénovation énergétique proposé par l’Ademe.

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Posté le 2 février 2012

D’après l’auteur, le philosophe Stiegler, le numérique peut être un poison et un remède, en ceci qu’il est en capacité de construire soit une société policière soit une économie de la contribution. Il s’appuie pour argumenter cette seconde possibilité sur l’observation du  mouvement du logiciel libre, qui d’ailleurs, selon la Commission européenne, est en train de gagner la guerre du logiciel : dans le libre, l’argent n’est plus le moteur principal, il cède la place à la motivation et la passion, deux valeurs en chute libre dans le modèle dominant, et l question du sens donné aux projets par leurs participants y occupe une place centrale. Les processus de travail à l’intérieur du libre permettent ainsi de reconstituer la capacité à se transformer par soi-même, à se remettre en question, à être responsable de ce que l’on fait et à échanger avec les autres. De la même manière, une infrastructure contributive se développe, depuis deux décennies, sur un Internet qui repose entièrement sur la participation de ses utilisateurs. Ceux-ci créent et échangent leurs savoirs sur le réseau, développant ainsi des « milieux associés » où ils peuvent façonner leurs propres jugements. Et pour Stiegler, cette capacité à penser par soi-même, propre au modèle contributif, peut avoir des répercussions sur la société en ceci qu’elle est constitutive d’un meilleur fonctionnement démocratique. D’ores et déjà, des embryons de ce modèle naissent dans d’autres domaines, comme en agriculture avec les AMAP, qui laisse la possibilité à l’auteur d’imaginer un nouveau droit du travail, un système politique déprofessionnalisé, ou encore un monde de la recherche où professionnels et amateurs sont associés.

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Posté le 1 février 2012

Les imprimantes 3D, ces machines capables de fabriquer des objets, intéressent désormais de puissants investisseurs, ce qui, même si les obstacles techniques et juridiques ne sont pas tous levés, permet d’envisager la démocratisation de ces machines comme de plus en plus possible. Pour certains, les gens qui ont besoin de créer des objets comme les artistes ou les designers en auront une, et on verrait aussi le développement de fab labs de quartier, sur le modèle de Barcelone qui a exprimé la volonté de devenir la première Fab city avec 10 fab labs répartis dans chaque quartier. Pour d’autres, les usages suivront la technique, à plus ou moins long terme, avec des imprimantes 3D en vente dans les magasins d’électroniques courants à côté des TV et des lave-vaisselle. Avec des implications majeures, pour la créativité comme pour l’industrie : il suffit d’imaginer une agriculture dans laquelle toutes les innovations génétiques et de reproduction ne seraient pas issues des grandes compagnies avec des brevets mais par les fermiers eux-mêmes, et libres pour tous, ou un collectif de dix familles qui vont ensemble dans un village utiliser leur imprimante 3D domestique durant une semaine pour imprimer les dessins d’une de la voiture d’une des familles, téléchargés d’un site open-source.

Selon les mêmes principes mais dans le champ de l’électronique, Arduino est une carte microcontrôleur à bas prix qui permet même aux novices de faire de construire un affichage interactif, ou un robot mobile, des alcootests, des cubes à DEL, des systèmes de domotique, des afficheurs Twitter et même des kits d’analyse ADN, puis en partager les plans avec le monde entier en les postant sur Internet. Arduino est ainsi devenu le projet le plus influent de son époque dans le monde du matériel libre, en pariant que quiconque doit être capable d’apprendre l’électronique par la pratique dès le premier jour.

 

Posté le 31 janvier 2012

Avec l’augmentation de la population mondiale, le développement de l’urbanisation, l’évolution des modes de vies ou encore l’industrialisation, les besoins en eau ne cessent de croître : en 2025, la demande d’eau pourrait être de 56 % supérieure à ce qu’elle est actuellement. Cette rareté hydrique est devenue un sujet de conflit (bassin du Jourdain, bassin de la mer d’Aral…), du au fait que près de 40 Etats dépendent pour plus de la moitié de leurs ressources en eau de pays voisins, quand neuf pays seulement concentrent 60 % des ressources d’eau douce mondiale. C’est ce constat que détaille la Commission des affaires étrangères française dans un rapport qui, dans une seconde partie, tente de définir plusieurs réponses afin de mieux protéger et partager cette ressource. Pour elle, une bonne gestion locale ou régionale de la ressource est la clé principale, et elle encourage pour cela la constitution de bases de données partagées et accessibles. Elle privilégie également la mise en place d’une gestion intégrée de l’eau à l’échelle du bassin versant ou de l’aquifère, en favorisant donc la décentralisation et l’association des populations locales sur ce sujet, en proposant par exemple de soutenir la création d’agences de bassins transnationales. Au niveau mondial, le rapport préconise la création d’une agence mondiale de l’eau, division d’une Organisation mondiale de l’environnement, intégrant et rationalisant l’ensemble des programmes et acteurs des différentes organisations internationales. Une idée qui soulève des critiques, notamment en raison de son échelon mondial qui serait impropre à assurer la gouvernance d’un enjeu local.

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Posté le 30 janvier 2012

Tout au long du XXe siècle, la consommation d’énergie et de ressources naturelles s’est accrue de concert avec la démographie. Or une récente étude estime que la Grande-Bretagne, pays à l’origine de la révolution industrielle et l’une des nations les plus riches au monde, aurait atteint un seuil maximum d’objets possédés par chaque habitant, avant de voir cette quantité décliner, alors même que le PIB a continué de progresser avec la population. Selon ce rapport, des tendances similaires auraient commencé à émerger à travers l’Europe, où la consommation d’énergie des ménages en 2009 était de 9 % inférieure au niveau de 2000. En France, en Suède et aux Pays-Bas, la baisse a même atteint 15 %. Pour l’auteur, l’exemple de l’Angleterre démontre qu’à un certain niveau de PIB, plus la croissance économique s’accélère, plus elle entraîne une utilisation des ressources efficace, et moins le pays consomme de choses matérielles. Incomplète car ne tenant pas compte de la délocalisation des industries consommatrices de ressources vers les pays en développement, cette analyse amène néanmoins à s’interroger sur les raisons d’une telle modification potentielle de la consommation, en termes de profil économique ou de poids de l’immatériel notamment.

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Posté le 27 janvier 2012

Décrivant des initiatives locales pour la construction d’une offre alimentaire de qualité dans le cadre d’une économie solidaire, ce recueil présente 13 projets de circuits de proximité et circuits courts implantés dans différentes régions françaises. Ces dispositifs sont très différents les uns des autres, mais tous ont en commun de permettre un meilleur accès des consommateurs aux produits, sans remettre en question le revenu des producteurs, ainsi que d’être des outils d’insertion par l’emploi et des créateurs d’emploi. La qualité des produits et des méthodes est également une recherche constante, même si certains proposent exclusivement des produits bio tandis que d’autres mêlent produits biologiques et produits issus de l’agriculture durable : sachant que la période de conversion à l’agriculture biologique peut être une étape difficile, beaucoup de structures veulent accompagner les producteurs dans cette période et offrent un débouché local et stable pour l’envisager. Ce recueil permet également d’apprécier le rôle que peuvent tenir les collectivités territoriales pour accompagner et encourager le développement de circuits de proximité innovants et dont la plus-value sociale est importante.

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Posté le 26 janvier 2012

Mode d’occupation du sol associant arbres et cultures annuelles sur une même parcelle, l’agroforesterie se positionne clairement comme une pratique agronomique et non comme un boisement de terres agricoles déguisé, elle replace l’arbre au cœur du système de production, ce qui présente des intérêts à l’échelle de la parcelle mais également à une échelle territoriale plus large : paysage, biodiversité, adaptation au changement climatique… Cette pratique est en croissance : le cap des 10 000 hectares d’agroforesterie pourrait être atteint en France métropolitaine d’ici 2013. Et se trouve face à un double enjeu, de reconnaissance européenne et de connexion. En effet, bien que le second pilier de la PAC a instauré pour la période 2007-2013 une mesure européenne de soutien à l’agroforesterie, reste à intégrer cette dernière dans la définition d’une parcelle agricole au sens de la réglementation européenne, afin de faciliter son admissibilité aux futurs droits à paiement, et de reconduire la mesure de soutien à la plantation en l’adaptant à toute forme arborée. Cette reconnaissance passera également par une meilleure interconnexion entre le terrain, la recherche et les filières qui mobiliseront la biomasse végétale produite en agroforesterie. Les formes originales de collaboration technique et de recherche participative qui s’esquissent pour cela autour de l’agroforesterie sont à la fois un gage de développement de ces systèmes et une source d’inspiration pour favoriser de nouveaux vecteurs de diffusion de l’innovation en agriculture.

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Posté le 26 janvier 2012