SDF : les réseaux de solidarité privés prennent la relève
Posté le 16 février 2012
Depuis sa création le 3 février sur Facebook, le 115 du particulier fait parler de lui et prend de l’ampleur : le groupe a gagné près de 4 500 membres en six jours. Avec la vague de froid, la mobilisation citoyenne et alternative continue à recenser, sur le réseau social, hébergements, repas, et vêtements, en plus d’une multitude de petits services (dépannage de fuel, covoiturage, etc.) offerts aux personnes à la rue par des particuliers. L’objectif c’est, sans se substituer aux associations qui existent, de pallier le manque d’hébergement : le budget du Samu social en baisse, et à Paris, chaque soir, 150 à 200 personnes ou familles appelant le 115 ne se voient pas proposer de solution à leur problème faute de places disponibles. Avec des risques, parce que gérer des personnes en situation difficile au quotidien ce n’est pas forcément si facile. Dans tous les cas, comme les associations Toit à moi ou Action froid, pour organiser des maraudes de citoyens, le 115 du particulier met le doigt sur une tendance générale : le désengagement de l’Etat, les coupes budgétaires et la dégradation de conditions de vie à la rue sont de plus en plus amortis par les réseaux de solidarité privés.
- Mots clefs : cohésion, habitat, institutions
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