Limousins en Avignon


Cinq compagnies limousines étaient au festival d’Avignon du 8 au 28 juillet. Le festival est pour elles l’occasion exceptionnelle de montrer leur travail aux professionnels de toute la France et de tester leurs spectacles auprès d’un nouveau public.

Le festival 2011 s’est révélé un bon cru. Les spectacles limousins ont plu : public nombreux, programmateurs enthousiastes. Le pari est gagné. Le festival off compte près de 1200 spectacles. 300 compagnies abandonnent dès la première semaine. Derrière cette grande fête du théâtre, il y a une réalité économique souvent cruelle. Accompagnées par la Région, les compagnies limousines limitent la prise de risque. Mais au fil des ans, on a vu se réduire le nombre de celles qui osent le déplacement. Le contexte économique n’a jamais été aussi précaire pour les milieux culturels. La surprise de cette très bonne année est d’autant plus agréable.

Michel Bruzat du théâtre de la Passerelle vient chaque année depuis plus de 20 ans. Il a vu évoluer le festival et la profession. Sans concession, il décidait de montrer Montaigne, un texte tiré des Essais porté par le comédien Jean-Pierre Deschaix. Le public a su apprécier la leçon de vie de l’humaniste bordelais.
>> Rencontre avec Michel Bruzat

Pour la première fois, l’une des compagnies limousines était invitée dans le « In » par le festival. Le chorégraphe Pedro Pauwels a ainsi eu une première occasion de monter un spectacle de 30 minutes avec un interprète issu du cirque. Leur rencontre a donné lieu à un moment d’une grande intensité.
>> Rencontre avec Pedro Pauwels

Quant à l’écrivain-comédien Eugène Durif, avec C’est la faute à Rabelais, il donnait à voir un spectacle issu de textes qu’il fréquente et désirait partager avec son public. La passion s’est avérée communicative dans ce spectacle pour deux où les textes du génie de la langue française côtoient la chanson populaire et la contrepèterie.
>> Rencontre avec Eugène Durif

Limousins en Avignon


La Java des Gaspards livrait sa version du cabaret, un spectacle d’une incroyable vitalité, tout en chanson, à l’énergie inévitablement communicative. La compagnie n’en est pas à son coup d’essai. Elle vient régulièrement au festival où elle retrouve ses fidèles.

Les Brivistes du Théâtre des Gavroches jouaient la carte de la provocation avec deux spectacles en alternance : M Pierre est un con et L’Évangile selon saint Moi. La mise en scène des textes de Pierre Desproges du premier spectacle leur a assuré une salle comble chaque soir. Leur seconde création a beaucoup mieux marché qu’ils ne l’avaient imaginée.





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