Quel cadre pour la formation professionnelle ?

Plaidoyer des régions pour la reconnaissance du caractère social de cette activité au niveau européen.
Face à la montée du chômage, les Régions tentent de trouver des solutions concrètes pour favoriser l’insertion des demandeurs d’emploi. Dans cette optique, Jean-Paul Denanot, président de la Région Limousin en charge de la commission Formation professionnelle à l’Association des Régions de France (ARF), s’est rendu à Bruxelles le mercredi 18 janvier pour faire entendre la voix de l’ARF sur la formation professionnelle auprès de Joaquim Almunia, vice-président de la Commission européenne.
Cette rencontre a permis d’obtenir des précisions sur le paquet dit « Almunia » rendu public le 20 décembre dernier, qui apporte des éclaircissements sur les notions de service d’intérêt économique général (SIEG), d’aide et d’activité économique. En l’espèce, la question était de savoir si la formation professionnelle relève d’un service social, d’un service économique soumis à la concurrence ou encore d’un SIEG pouvant donner lieu à compensation.
Les Régions françaises, compétentes en matière de formation des demandeurs d’emploi, mettent l’accent sur le caractère social de cette activité, en particulier lorsqu’elle s’adresse aux publics les plus fragiles et éloignés de l’emploi. Au-delà, il s’agit de sécuriser juridiquement l’existence de services publics régionaux de formation professionnelle.
Jean-Paul Denanot a rappelé que la formation professionnelle n’était pas une marchandise comme les autres. A ce titre, elle doit évoluer dans un contexte de transparence indispensable à la mise en œuvre de politiques de formation en faveur des plus démunis.
Le vice-président Almunia s’est montré très attentif à la problématique de l’ARF exposée par Jean-Paul Denanot. Il s’est félicité de cette rencontre et a clairement dit sa disponibilité pour travailler dans ce sens avec les Régions dans les semaines à venir.



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