Quelques repères pour l’action
1 >> S’informer sur les enjeux de la solidarité internationale et sur le contexte du pays ou l’action va se dérouler :
Avant d’entreprendre un projet, il est important de bien connaître quels sont les enjeux de la solidarité internationale et dans quel contexte global s’inscrit sa propre activité, afin de mieux percevoir quels sont les besoins. Pour intervenir dans un autre pays, il est important de s’informer en amont sur l’histoire et la culture du peuple que l’on va rencontrer et de se documenter sur les conditions générales de présence sur le territoire (documents administratifs nécessaires, risques sanitaires encourus, conflits armés...).
2 >> Être au clair sur ses motivations :
La solidarité internationale implique avant tout une démarche d’ouverture et de dialogue vers les autres. Au delà d’un sentiment de générosité, il faut savoir sortir des clichés misérabilistes et éviter de projeter des questions non résolues pour soi même (complexe de supériorité, sentiment de culpabilité, tentative de dépassement d’un mal-être ici en partant ailleurs etc.).
3>> Être au clair sur ses compétences :
Il est important de ne pas trop surestimer ses compétences en concevant un projet trop ambitieux. La mise en œuvre d’un projet repose clairement sur les compétences de chacun des partenaires engagés. Par exemple, il est plus facile de venir en appui à une démarche déjà existante avec différents partenaires, qui répond bien aux besoins des populations plutôt que de se lancer dans la réalisation d’une initiative circonvenue qui pourrait se révéler hasardeuse et stérile.
4 >> Ne pas agir seul mais construire des partenariats au Nord comme au Sud :
Les actions de solidarité internationale sont parfois très diverses pour un pays donné et mériteraient à être mieux coordonnées. Avant de partir, la rencontre avec d’autres acteurs de votre région est un des meilleurs moyens de mutualiser les expériences pour ne pas reproduire les erreurs du passé. Au Sud, il est aussi important de travailler avec plusieurs acteurs, ce qui facilitera la perception des besoins réels.
5 >> Définir ensemble les besoins :
Le projet doit être en cohérence avec les orientations décidées par les populations concernées.
Il ne s’agit pas de se donner bonne conscience, mais d’effectuer un travail de concertation où chacun s’enrichit des apports des autres.
6 >> Bien définir le rôle de chacun et établir un calendrier pour les différentes phases du projet :
Pour le bon déroulement du projet, il est essentiel que le rôle de chacun des interlocuteurs soit précisé. Si le projet peut supporter dans son déroulement quelques modifications non prévues au départ, il est important de préciser, dans la concertation et de préférence dans le cadre de conventions écrites, ce que chaque interlocuteur devra faire pour réduire le risque des incompréhensions, qu’elles soient d’ordre interculturelles ou d’une autre nature.
7 >> Établir un dossier de présentation de votre projet :
Afin de mettre en œuvre de manière efficace un projet pertinent et cohérent, il est important de bien définir dans sa présentation le contexte, les objectifs, le programme des activités, les moyens mis en œuvre, les différents modes de financements et d’évaluation de l’action. Ceci renforcera également votre crédibilité auprès de vos partenaires techniques et/ou financiers.
8 >> Assurer le suivi de l’action :
Le suivi du projet est une phase indispensable pour veiller à son bon déroulement. C’est un moment de pause qui doit permettre à chacun des acteurs concernés de faire le point sur le déroulement du projet. Sur la base d’indicateurs de suivi, il permet de faire évoluer le projet dans le bon sens et d’adapter sa mise en œuvre en fonction de l’expérience acquise.
9 >> Établir une évaluation de l’action :
L’élaboration d’un compte rendu permet de prendre du recul pour évaluer les actions menées et l’ensemble du projet : il doit faire apparaître une description des activités mises en œuvre, les objectifs atteints et plus globalement l’impact qu’a eu le projet sur les populations concernées.
Ce compte-rendu doit être accompagné d’un « compte-résultat », avec des pièces justificatives (factures ou attestations) relatives aux différentes dépenses engagées et recettes obtenues. Les évaluations peuvent êtres internes (impliquant les acteurs du projet) ou faire appel à une personne extérieure (ce que les bailleurs de fonds demandent de plus en plus pour des projets supérieurs à 50 000€).
10 >> Faire profiter de sa propre expérience au plus grand nombre et agir pour l’éducation au développement :
Le projet a été l’occasion de vivre une expérience enrichissante tant sur le plan humain que professionnel. Cette expérience sera aussi enrichie par le compte-rendu que vous pourrez faire au moyen de différents supports (témoignages, expositions, photos, vidéos...). De nombreuses structures (associations, établissements de formations...) sont aussi demandeuses de ce type d’informations. Il convient par ailleurs de garder en mémoire que les actions en faveur du développement supposent toujours une part d’éducation et de ne pas sous-estimer le poids de l’éducation au développement au Nord pour une mobilisation durable.
Pour plus d’informations, la Région Limousin organise régulièrement des cycles de formation gratuites au cours desquels chaque étape du cycle de projet est traitée.



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