Régions intermédiaires, les acteurs du Limousin unissent leurs forces

Face aux échéances des négociations sur le budget européen, Jean-Paul Denanot continue de se mobiliser pour créer une catégorie de « régions intermédiaires » dont le PIB est compris entre 75 et 90% du PIB européen moyen.

Parce que le gouvernement français s’obstine à vouloir réduire le budget européen et parce qu’il met en danger de nombreuses régions, il est temps de réaffirmer et de montrer la mobilisation des acteurs du limousins en faveur des régions intermédiaires. A cette occasion, une table-ronde ouverte à la presse est organisée le mardi 14 juin à 10 heures au Club de la presse en présence d’élus, de parlementaires et de représentants des chambres consulaires.

Aujourd’hui, les fonds européens sont répartis suivant deux catégories de régions : les régions de convergence dont le PIB est inférieur à 75% du PIB communautaire moyen et les autres régions, plus riches, dîtes de « compétitivité ».

En novembre 2010, la Commission Européenne propose la mise en place d’une 3e catégorie de régions dîtes « intermédiaires » à partir du 1er janvier 2014. Ni pauvres, ni riches, ces régions toucheront une allocation financière plus importante, leur PIB étant compris entre 75 et 90% du PIB européen moyen.

Attention, régions en danger

Onze régions françaises sont concernées, ce qui représente 18 millions d’habitants. Ces régions ont un PIB par habitants similaire aux régions grecques, polonaises ou encore de l’Est de l’Allemagne. Or, toutes ces régions reçoivent des fonds européens au nom de la solidarité européenne dont le montant est bien supérieur à ceux perçus par nos territoires.

En perte de vitesse économique (à cause du chômage, du vieillissement de la population, de la crise, du manque de service…) nos régions n’ont pas complètement achevé leur processus de rattrapage économique et sont donc fragiles d’un point de vue socio-économique. Nous avons plus que jamais besoin du soutien financier de l’Europe. Si le budget européen est réduit, le danger pour le développement territorial d’un grand nombre de régions français est réel, elles risquent le décrochage économique.

Face ce risque, les élus, les parlementaires et les chambres consulaires du Limousin se mobilisent et s’engagent pour sensibiliser les limousins, les français et les européens, à cette problématique et à ces enjeux. Au nom de la solidarité européenne et de l’égalité, ils soutiennent la proposition de la Commission européenne et la création des régions intermédiaires. Ils se mobilisent pour une politique de cohésion européenne juste qui réduise les écarts de développement entre les régions de l’Union Européenne. Ils unissent leurs forces pour obtenir plus de fonds structurels européens et améliorer le développement des territoires.

Une forte mobilisation

  • L’action du Conseil Régional du Limousin
    La Région Limousin se mobilise depuis fin 2010. Le groupe socialiste a attiré l’attention des élus sur ce sujet lors de la séance plénière de décembre 2010 et lors de la Commission permanente de mars 2011. Un forum sur la politique de Cohésion a été organisé à l’Hôtel de région le 9 février dernier.
    La Région Limousin a signé un mémorandum avec 7 autres régions. Le Conseil régional a participé à plusieurs actions : rencontre avec Michel Barnier (commissaire européen), Jutta Haug (députée européenne allemande) et Janusz Lewandowski (membre de la Commission européenne), participation à la Délégation socialiste française au Parlement européen ainsi qu’à une rencontre avec Gilles Briatta (conseiller du premier ministre François Fillon), participation au bureau de l’ARE (Assemblée des régions d’Europe).
  • L’action des parlementaires
    Daniel Boisserie, député-maire, a interpellé l’Assemblée Nationale avec une question écrite le 5 avril 2011. Le député-maire Philippe Nauche, en tant que président de la Communauté d’agglomération de Brive, a saisi le président de l’ADCF (Fédération nationale des élus de l’intercommunalité). La députée Monique Boulestin a amené le débat au cœur de la commission des affaires européennes de l’Assemblée. La sénatrice Renée Nicoux a posé une question orale le 10 mai dernier sur la « position incompréhensible » du gouvernement. Le 21 avril, le sénateur Jean-Pierre Demerliat a posé une question écrite au Secrétaire d’Etat concernant l’opportunité offerte par la Commission de crée cette catégorie de régions intermédiaires.
  • L’action des chambres consulaires
    La Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie (CRCI) a adopté une motion de soutien en avril 2011. La CRMA (Chambre régionale des métiers et de l’artisanat) a adressé un courrier aux autres chambres de Régions et au Président de l’Assemblée permanente. Le CESER Limousin (Conseil économique, social et environnemental régional) s’est engagé dans une contribution cosignée avec 8 autres CESER.

    La table-ronde du 14 juin a pour but de réunir des élus, parlementaires et membres des chambres consulaires afin faire converger les idées et les énergies de chacun, pour travailler ensemble à la réussite de cet objectif commun. Il est urgent de convaincre les instances nationales et le plus grand nombre de députés européens de la nécessité de créer une catégorie européenne de « régions intermédiaires ». Pour y parvenir, les membres du groupe de travail présents à cette table-ronde rédigeront un texte collectif qui sera largement diffusé afin de montrer leur engagement conjoint et de faire valoir les besoins spécifiques de notre territoire.

Les 29 et 30 juin prochain, Jean-Paul Denanot conduira une délégation d’élus à Bruxelles afin de plaider la cause des régions intermédiaires auprès des différentes instances européennes.




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