Developpement durable : La croissance économique actuelle est-elle un obstacle à la préservation de l’environnement ?!

Posté le 28 novembre 2006
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Source image : http://www.ecolo.be/img/terresprotch.jpg

Depuis plusieurs années on entends parler de la notion de développement durable ( ” ce processus doit permettre aux générations actuelles de subvenir à leurs besoins sans compromettre ceux des des générations futures “ ).

Cependant on peut constater plusieurs faits : - Les pays développés, plus gros consommatteurs de matières premières et d’énergie = > Les pays développés : principaux pollueurs.

- La croissance des pays en voie de développement, en particulier celle de la Chine & de l’Inde, augmente la demande de matières premières dont les stocks sont limités. De plus la hausse de la consommation accroît les risques de catastrophes écologiques ( Exemple : Tchernobyl, marées noires, etc ) = > Epuisement des ressources et risques écologiques si notre modèle de croissance est étendu au monde entier.

- Les activités volontairement “propres” sont plus coûteuses ce qui défavorise les entreprises qui les mettent en oeuvre ( loi de la concurrence ). Aussi la nécessité d’installations supplémentaires ( filtres à air, extracteurs, traitements des déchets ) entraînent des coûts supplémentaires… Celà peut entraîner un ralentissement de la croissance = > Le coût de la préservation de l’environnement menace donc la poursuite de la ( sacro-sainte ) croissance.

Pour finir celà entraine des externalités négatives intergénérationnelles: autrement dit les générations futures risquent de supporter les conséquences de notre modèle de croissance : pollution, épuisement des ressources, disparition de la faune et de la flore. “Nous allons laisser un monde plus sale que l’on a trouvé à nos enfants.”

Par conséquent, selon vous, dans quelles mesures peut-on agir pour préserver notre environnement ?

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Commentaires

6 commentaires pour “Developpement durable : La croissance économique actuelle est-elle un obstacle à la préservation de l’environnement ?!”

  1. KaiSeR le 28 novembre 2006 20:45

    Bon quelques éléments de réponses pour ouvrir le débat. En économie, nous étudions plusieurs courants de pensées qui peuvent nous permettre de répondre à cette question.

    Des solutions existent dans le cadre de l’économie de marché.
    Selon les libéraux, les prix doivent s’ajuster en fonction de l’offre et de la demande. Alors, selon eux, le marché par le Progrès Technique va répondre aux épuisements des ressources non renouvelables. Le prix d’un bien rare va tellement augmenté ( car peu d’offres et beaucoup de demandes ) qu’il va inciter les personnes a en consommer le moins possible voir à le remplacer. Le marché incite donc à la recherche de solutions techniques et de produits de substitution. En définitive, par exemple le pétrole n’est pas un problème selon les libéraux, car le marché va trouver un bien de substitution.
    Aussi le marché va entraîner le découplage ( PIB en augmentation sans que la consommation d’énergie et que le volume de déchets augmente ) et la dématérialisation de la croissance ( Situation où la quantité de matières premières utilisées dans le processus de production diminuent au moins de façon relative )
    Pour finir de nouveaux marchés apparaissent ( par exemple les produits "verts" ou "bio" respectueux de l’environnement )et de nouvelles activités économiques vont se développer ( par exemple l’industrie de récupération )

    D’autre solutions existent grâce à l’intervention de l’Etat. En effet la myopie du marché rend inéluctable l’intervention de l’Etat. Plusieurs moyens d’interventions sont possible.
    Premièrement la taxation dans une économie de marché peut être un facteur dissuasif. L’Etat va taxer les pollueurs et " bonifier " les entreprises qui ont des actions permettant la préservation de l’environnement.
    Ensuite l’Etat peut s’appuyer sur sa législation. En établissant une réglementation en faveur du développement durable.
    Enfin il exite les permis d’émissions. C’est le principe de "pollueur payeur". Celà consiste à un marché de permis de pollution : les entreprises vont payer pour polluer, tandis que celles qui ne polluent plus ( donc ayant fait des efforts économiques nécessaires pour ne plus polluer ) peuvent revendre leurs permis d’émission.

    Pour finir cette réflexion. On peut se demander si la destruction actuelle de l’environnement n’est pas le fruit du Capitalisme ( incluant le fait que les entreprises doivent produire toujours plus afin de maintenir une croissance forte ). La preservation de l’environnement ne peut alors pas passer par un changement radical de société incluant des dogmes beaucoup plus humains ?

    Le débat est ouvert…

  2. marc le 29 novembre 2006 10:59

    Bonjour,

    Quelques remarques :

    -> Rédacteur du blog (l’article n’est pas signé) : "Les activités volontairement "propres" sont plus coûteuses ce qui défavorise les entreprises qui les mettent en oeuvre"
    Certaines actions "propres" ne sont pas plus coûteuses. Il s’agit dans bon nombre de cas de changer simplement quelques habitudes et de faire le bon choix, par exemple au niveau des emballages ou des matières premières utilisées.

    -> Kaiser : "Le prix d’un bien rare va tellement augmenté ( car peu d’offres et beaucoup de demandes ) qu’il va inciter les personnes a en consommer le moins possible voir à le remplacer."
    Le problème est que l’on a tendance à attendre ce point critique avant de réfléchir à des solutions.

  3. Adeline le 29 novembre 2006 11:53

    Rien en sert de chercher à tout prix un ou plusieurs bouc-emissaires, les responsables de la dégardation de l’environnement ce sont nous, toi, moi, les autres. Et oui il faut une prise de conscience massive des problèmes écologiques si l’on veut laisser autres choses à nos enfants qu’une planète poubelle et provoquer sa destruction. Dans un premier temsp donc : la prise de conscience. Ensuite on passe à l’acte : plus de voiture pour les trajets courts, on ne laisse pas couler l’eau du robinet n’importe comment, on abandonne les aérosols (à commencer car les déos corporels et les aérosols d’ambiance…), on arrête de chauffer la maison plus que nécessaire (mettez un pull ca vous fera faire des économies), et on réduit nos déchets (on achete moins d’aliments tout prets emballés dans 15 000 trucs, on s’initie au compost si on a un jardin sinon c’est déchéterie…). Bref ce sont des choses simples que chacun peut faire individuellement et qui auront des répercussions massives si tout le monde s’y met. Alors pas de "ouais mais les autres ils le font paaaas", faut le faire c’est tout et moi la première !

  4. Cédric le 29 novembre 2006 14:21

    Ok Adeline mais là je crois que l’article parle plutôt des entreprises et des collectivités que des robinets qui coulent pendant les brossages de dents.
    C’est bien que chacun prenne ses responsabilités ça ne suffit pas.
    Pourquoi l’Etat ne produit-il pas des ampoules économiques ? Pourquoi est-ce si difficile d’aller à de Vanteaux à La Borie en bus ? Pourquoi y a-t-il encore des voitures Avenue Jean-Jaures et sur les champs Élysées ?

  5. Etienne le 29 novembre 2006 18:11

    La situation est, je pense, difficile… Tout d’abord, on ne peut pas dire à un pays qui n’est pas développé : "Arrête de polluer !" car nous en nous développant nous avons dégagé des tonnes de déchets (CO2, déchets nucléaires, j’en passe et des meilleures) que nous avons rejeté sur qui ? Les pays les plus pauvres (l’usage de plomb dans l’essence européenne a créé un nuage noir qui a obstrué la lumière solaire résultat un déséquilibre climatique et une sécheresse en afrique : famine = mort de milliers de personnes)…

    C’est donc osé de notre part d’aller crier sur les pays pauvres alros qu’ils doivent subir les csq de NOS bêtises….
    Ensuite, les gestes simples économiques certes sont indispensables mais il faudrait avant demander aux cimenteries, aux constructeurs d’automobile de filtrer (car c’est possible) leurs gaz d’échappement pour retirer tout le C02 monoxydes et autres composés cancérigènes : ici kaiser a raison : le coût augmente….
    Néanmoins, c’est la recherche de nouvelles énergies, de nouveaux matériaux qui permettra de faire abaisser les prix (on peut fabriquer assez aisément des détergents à 100% biodégradable issu de l’agriculture à moindre coût)
    Mais ce dont je vous aprle, c’est de la chimie… Et la chimie c’st coûteux… Qui alors se permettra une telle dépense ? Les pays les moins avancés n’en ont pas les moyens. Que se passera-t-il alors ? Les structures déjà fragiles de ses pays vont s’effondrer car déjà nous les pillons aujourd’hui… Ils seront encore plus dépendants de nous qui avons inventer et qui repillons à nouveau ces pays par nos bêtises…
    Néanmoins, le danger est là et menace uen humanité entière et ce n’est pas un ton léger que ej vous dit ça : si on continue tel quel on en a 50 à 100 ans avant que notre Terre soit complètement instable (températures extrêmes, plus de saison, disaprition de milliers d’espèces)
    C’est donc aux Etats de s’engager dès maintenant contre la pollution et ceci en aidant les pays pauvres… Il va falloir rabiasser notre orgueil et faire preuve d’humilité face aux bêtises que nous ou nos ancêtres avons commises….

  6. Adeline le 30 novembre 2006 12:46

    Je suis d’accord avec toi Etienne. Ce qui me met hors de moi c’est de voir que les Etats Unis ont refusé de ratifier le protocole de KYOTO en 2001 par exemple alors qu’ils émettent une énorme quantité de CO²…

    Je sais bien qu’il faut que les Etats et les politiques montrent l’exemple pour que les populations soient sensibilisées et agissent en conséquence. Il est certain qu’une dimunution des gazs polluants nécessite SUTOUT qu’il y ait une forte volonté politique derrière. Or je crois qu’avec les présidentielles qui arrivent l’année prochaine, c’est le moment pour les français de faire valoir leur envie de réparer les bétises que l’on a fait depuis tant d’années. Encore une fois, ils vont avoir le pouvoir de montrer qu’ils veulent que l’on préserve mieux la planète. Mais pour ça encore faudrait-il qu’ils aillent voter.

    On résume donc les solutions dont nous venons de parler pour empécher que notre planète deviennent un terrain vague : il faut une VOLONTE POLITIQUE FORTE à tous les niveaux même au niveau local (Cédric, l’histoire du bus entre les facs par exemple) + une PRISE DE CONSCIENCE INDIVIDUELLE + un comportement citoyen qui agissent en conséquence. Vous êtes d’accord?

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